C'est quand je maudis les familles chez qui tout va bien ("semble aller" ok) que je sais que le vase déborde.
Depuis la semaine dernière, quand la petite est sortie de son angine, je crois qu'ELLES SE FOUTENT TOUTES LES 2 OUVERTEMENT DE MA GUEULE !
C'est infernal.
Pourtant je sais ma grande sensible sur le sujet, elle ne supporte pas de me fâcher (en fait), pourtant je sais en général manoeuvrer avec la petite sans crier mais là, je vous jure, j'atteins des profondeurs sombres, glauques et inquiétantes. Bien sûr, tout le monde minimise, ça n'inquiète que moi, on me donne raison, on rigole volontiers (Oh les petits chameaux ho ho ho ! Allez, va donc courir un peu !) on ne voit pas le désarroi, le dénuement, la solitude, la culpabilité, le sentiment d'échec sur toute la ligne.
J'ai besoin de sortir, de changer d'air, je ne supporte plus la maison, l'idée d'avoir un lave-vaisselle à vider me ferait presque chialer et on dirait que tout le monde ici prépare un marathon tellement la consommation de féculents explose au détriment de ce qui pourrait ressembler à un repas normal.
Bref, j'en peux plus, je m'ennuie, je suis à bout de nerfs et suis tout le temps en train de me battre malgré moi, contre moi.
Il faudrait sans cesse que je mesure ma chance, de disposer de tout ce temps libre, de m'organiser comme je veux et le must bien sûr "de voir grandir mes enfants"... Ouais, ça devrait être le bonheur, ce n'est pas l'enfer mais on est loin, bien loin de toute félicité.
J'ai été troublée par la maman d'un petit copain de Mouchette qui revit depuis qu'elle sait qu'elle va lâcher son boulot de cadre qui la met sous une pression de dingues et qui manque de sens. Elle se découvre sage et philosophe subitement, tout s'ouvre à elle, la gorge étranglée j'avais envie de lui dire "ne fais pas ça, réfléchis encore, ce n'est pas ce que tu crois", je me serais censurée bien entendu, chacun son parcours ... et sa faculté de rebondir (ou pas en ce qui me concerne). Elle y croit, de toute façon, c'est trop tard, l'entreprise l'a broyée, l'entreprise a gâché son talent, elle part à temps.
ça ira mieux après les vacances j'imagine, c'est moi qui en ai le plus besoin cette fois et je ne serai pas seule avec les filles.
Putain c'que ça peut être raide parfois.
Et dans une heure je regretterais probablement ce post.
De toute façon je ne dis pas que ce blog ne va pas bientôt fermer.
Tout m'énerve quoi !
Je me souviens d'un de tes commentaires quand j'ai parlé/envisagé/décidé d'arrêter mon boulot hyper stressant qui bouffait ma vie et ma famille... Je m'en souviens, et j'y pense à chaque fois qu'on me parle boulot... Je n'avais pas de projet solide en partant, je n'en ai toujours pas; j'ai fait un bébé, un grand préma, malade qui plus est, mais, soit, on en est là : presque un an après, toujours pas d'impulsion. Et la culpabilité énorme quand j'y pense, quand je me dis "faudrait que..." Alors finalement, je vais recommencer à bosser, oui, par besoin, mais plus par passion (mais ça reviendra peut-être ?).
RépondreSupprimerJe t'embrasse Claire (même si ça t'énerve).
Très humblement, je vais te dire ce que j'en pense. Il me semble que lorsque l'épuisement et le mal-être face à sa situation de maman à plein temps sont trop forts, lorsque toute tâche ménagère paraît insurmontable, peut-être est-ce le moment d'essayer de trouver une activité extérieure qui t'aiderait à reprendre de l'oxygène, à structurer et à donner un sens à ton temps libre que tu commences à exécrer. En plus, peut-être cela te permettrait-il de prendre un peu distance, de recul par rapport à tes enfants, sinon le risque de vampirisation est grand (ils sont très forts...). Cela peut passer par une formation, une association, ou pourquoi pas une activité salariée à temps partiel ou autre. Bon courage...
RépondreSupprimerMoi, j'ai déjà parlé de bénévolat, mais je persiste et signe. Un bénévolat qui te plaise et où tu trouves du sens, si possible, évidemment. Mais autre chose dans ta vie que t'occuper de la maison et des enfants car, comme le dit si bien Gaëlle, "le risque de vampirisation est grand".
RépondreSupprimerGet out of your house et fais AUTRE chose !
Bon courage et bisous
Je partage complètement l'avis de Gaëlle. Je pense que tu es arrivée à un stade où il faut que tu aies une vie à l'extérieur de la maison (pour mettre de la distance avec les petites tracasseries quotidiennes, pour ton estime personnelle...) Cela ne passe pas forcément par une activité salariée si cela te paralyse, mais il est clair que les choses doivent bouger pour toi...
RépondreSupprimerVerveine
Hello Claire,
RépondreSupprimertu vois, je ne passe plus très souvent par la blogo en ce moment. car je suis dans le même état que toi. Tout m'énerve et tout me donne envie de hurler "Quand et où ai-je merdé????"
après plus d'un an d'arrêt (maladie, maternité, congé parental) je reprends le taf, à mi temps certes, mais au moins je vais aller souffler ailleurs.
je ne sais pas comment je vais me débrouiller avec la culpabilité mais bon...
je ne sais pas si c'est la bonne solution mais voilà, je n'en plus je capitule.
je te souhaite très sincèrement de trouver ta solution et pour l'instant, à part te souhaiter bon courage, que peut-on faire pour toi? je pense à toi
je SAIS que je serais exactement dans le même état que toi, je le sais. C'est pour ça que je tiens malgré ce boulot de daube. Tiens bon camarade...
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